#5 Trésors Naturels — La Cameline

par MyMira

Aujourd’hui: la Cameline. La série #TrésorsNaturels vous fait découvrir des plantes, des actifs ou des créations naturelles peu connues, voire oubliées parfois.

Oublions l’Amérique du Sud, les Antilles et l’Afrique pour quelques instants, car la cameline fait partie du patrimoine européen et asiatique depuis des millénaires. Camelina Sativa, comme on l’appelle, est utilisée depuis plus de 3000 ans dans le nord de l’Europe, notamment par les celtes qui extrayaient déjà son huile dorée. En France, on la cultive jusqu’au XIXe siècle où sa culture tombe quasiment dans l’oubli. Elle fait partie des plantes étonnamment riches qui ont progressivement été oubliées dans les aléas de l’histoire et des choix de politique agricole. C’est seulement près de 150 ans plus tard que les agronomes reviennent vers ces fleurs jaunes en saluant le rendement de la plante, son profil parfaitement adapté à nos latitudes et la richesse de ses nutriments.

“Une alliée précieuse des enjeux écologiques”

Visualisez une tige simple, d’environ un demi-mètre, qui monte sans effort vers une ramification de fleurs jaunes. Elle revient en force dans nos régions pour son côté écologique. En effet, elle peut se cultiver en complément d’autres plantes (poix, blé de printemps) afin de les protéger de l’invasion d’autres végétaux. Sa sobriété lui permet de plus de se contenter de terres « maigres », et elle résiste par exemple bien mieux que le colza aux fortes chaleurs et au manque d’eau, à condition toutefois que la pluviométrie soit suffisante jusqu’à sa floraison. Tous ces aspects en font donc une alliée précieuse des enjeux écologiques du XXIe siècle et du besoin toujours croissant de diminuer l’impact environnemental des cultures.

Préférablement pressée à froid (c’est à dire sans chauffage des graines), la cameline est l’une des plantes précieuses de la cosmétique, car elle est reconnue comme “alicament” par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Sa forte teneur en acide alpha-linolénique, un acide gras essentiel de type oméga 3, sa richesse en vitamine E, en font une arme redoutable contre le vieillissement de la peau, en particulier contre les radicaux libres.

“Huile très douce, qui se marrie parfaitement avec les peaux de tous types”

C’est pourquoi vous la retrouverez dans de nombreuses recettes beauté pour lutter contre les rougeurs ou les déséquilibres pouvant exister entre les différents acides gras dans l’organisme. C’est une huile très douce, qui se marrie particulièrement bien avec les peaux de tous types, voire les peaux de bébés qui apprécieront son toucher sec et sa grande tolérance.

Assouplissante, elle rend à l’épiderme son élasticité, particulièrement en synergie avec des huiles très équilibrées comme l’huile de chanvre. Un besoin d’éclat ? Elle redonnera de la brillance en application locale, sans laisser de film gras après utilisation. Elle fera enfin merveille sur les cheveux épais qu’elle pourra assouplir dès la première utilisation !

A ce titre, elle rejoint tout à fait les huiles nobles que nous avions déjà évoquées ensemble lors des précédents numéros de #TrésorsNaturels, comme le kukui, le chanvre ou le Yangu.


Une idée ? Une envie ? Une nouvelle plante dont vous voudriez que nous parlons ? Ecrivez-nous à contact@mymira.fr !


#1 Collaboration - Iletaituneveggie x MyMira

#1 Un peu de science : Les différentes méthodes de fabrication des huiles

Notre premier article de la série “Un peu de science”, destinée aux curieux qui souhaitent en savoir plus sur les huiles, reprend, étape par étape, leur fabrication.

 

Newsletter